Un numéro s’affiche, votre boîte mail se remplit, la boîte aux lettres n’en finit plus de s’alourdir. Voici le quotidien de nombreux débiteurs pris dans la nasse des relances des SAS Huissiers Réunis, un rythme qui frôle parfois l’obsession. Mais jusqu’où peuvent-ils aller ?
Harcèlement ou simple relance : comprendre les pratiques des SAS Huissiers Réunis et vos droits fondamentaux
Les sas huissiers réunis opèrent dans l’univers du recouvrement amiable, une zone grise où la pression peut vite se muer en harcèlement. Lorsque les sollicitations s’enchaînent, appels, courriers, mails, la frontière entre relance légitime et abus se brouille. Le droit trace pourtant une ligne claire : une relance devient harcèlement dès qu’elle se répète de façon excessive, ou adopte des propos intimidants. Même si la dette paraît fondée, la loi sur les procédures civiles d’exécution fixe un cadre strict à ces démarches.
Un huissier ou commissaire de justice mandaté par une société de recouvrement doit impérativement fournir, dès le premier contact, un détail de la créance : origine, identité du créancier, montant exact (capital, intérêts, frais divers). Sans titre exécutoire, qu’il s’agisse d’un jugement ou d’un acte notarié,, aucune mesure d’exécution forcée ne peut être mise en place. Les menaces ne suffisent jamais à fonder un pouvoir d’action.
Voici les réflexes à adopter si la pression monte :
- Exigez la copie du titre exécutoire lorsqu’il est question de saisie.
- Assurez-vous de la légitimité de la somme réclamée et du mandat de l’intervenant.
- Privilégiez les échanges écrits et conservez systématiquement chaque preuve.
Si les appels, courriels ou courriers se multiplient sans justification, et en l’absence de décision de justice, on entre dans le champ du harcèlement sas huissiers réunis. Les pratiques abusives ne sont pas une fatalité : il existe des recours. La protection du débiteur s’impose, même face à une étude d’huissiers réunis. Les procédures civiles d’exécution interdisent toute forme d’intimidation. Le code pose le cadre, mais seule votre vigilance fait la différence.
Réagir efficacement face aux relances abusives : conseils concrets et recours pour se protéger
Personne n’est condamné à subir l’acharnement des sas huissiers réunis. Si les appels répétés, lettres insistantes ou mails pressants s’accumulent sans explication claire, il est temps de réagir. La première étape ? Réclamer par écrit un décompte détaillé de la créance. Transparence sur l’origine, le montant et la nature de la dette : rien ne doit rester dans l’ombre.
Lorsque vous faites face à des pratiques abusives, privilégiez toujours la trace écrite. Adressez une lettre recommandée à l’étude : exigez l’arrêt des sollicitations infondées. Conservez chaque document, chaque échange. Si la pression continue, contactez la chambre régionale des commissaires de justice compétente. Ce recours disciplinaire peut freiner les méthodes contestées d’un commissaire de justice ou d’une agence de recouvrement.
Si le harcèlement prend le pas sur le recouvrement amiable, une plainte pénale peut être déposée auprès du commissariat, de la gendarmerie ou du procureur. En cas de contestation sur la légitimité d’une saisie ou d’un titre exécutoire, le juge de l’exécution (JEX) reste l’interlocuteur de référence.
Pour garder la main, voici les mesures à suivre :
- Archivez chaque document reçu ou transmis.
- Demandez systématiquement la preuve du titre exécutoire annoncé.
- Si la chambre régionale ne réagit pas, sollicitez la chambre nationale des commissaires de justice.
La défense repose sur la rigueur : garder trace de chaque échange, vérifier chaque document, et mobiliser tous les recours prévus par le droit. Ces gestes simples coupent court à bien des excès.
Dans ce bras de fer, c’est la ténacité qui fait la différence. Face aux relances répétées, les bons réflexes deviennent votre meilleur allié : chaque pièce gardée, chaque démarche entreprise, construit une véritable muraille contre les abus.


